1

Ouverture à iris, pour la couleur - Old odd Hare - En cendre, regard et peau, Joël KERMARREC, Techniques mixtes (dessin, collage, peinture), 160x120cm, 1981.

Le premier constat est que les classes de 5èmes et de 6èmes ont été beaucoup plus inspirées et interpellées que les classes de 4èmes et de 3èmes. Les plus jeunes ont tout de suite saisi une portée narrative, alors que les plus grands rentraient immédiatement dans le pourquoi de la démarche artistique de KERMARREC.

  • Les plus jeunes ont beaucoup parlé de la chasse, et parfois du paintball, ainsi que d’une course de lièvres. En effet, le cercle qui entoure les 3 lièvres leur a semblé être une cible, et les tâches de  peinture des impacts de balle. Pour d’autres, les 3 lièvres qui se chevauchent font une course. Très peu d’élèves ont remarqué la présence de texte dans l’œuvre, peut-être à cause du format de l’œuvre et de leur taille par rapport à celle-ci.
  • Les 4èmes et les 3èmes ont réfléchi sur la simplicité des formes qui composent l’œuvre et ont pour la plupart trouvé la réalisation superficielle. Ils ont plus porté un regard sur la signification du titre et sur les textures dont sont composés les lièvres. Certains élèves ont analysé les trois lièvres comme  trois étapes de la vie, jusqu’à la mort, le retour aux cendres.

6  ème

Les élèves ont travaillé sur la représentation d’un lapin en volume, réalisé à partir d’un objet du quotidien, un objet banal. En lien avec leur programme, ils ont donc pu faire le lien entre une œuvre, un contexte, et le détournement des objets dans les œuvres d’art ainsi que le passage d’un objet banal au statut d’œuvre.

Les travaux des élèves ont ensuite été exposé dans tous le collège (salles de classe, bureaux, …) telle une invasion de lapins extra-terrestre, pour ainsi expérimenter différentes modalités d’exposition des œuvres.

Un cours sur les objets du quotidien dans l’Histoire de l’art complète la pratique sur ce sujet.

 

lapin1 lapin2

lapin3 lapin5

5  ème

Les élèves n’ont pas travaillé de réalisation plastique car le sujet en lien avec l’œuvre aurait été sur l’utilisation des différents matériaux dans une œuvre bidimensionnelle. Ils avaient déjà travaillé sur cette idée au 1er trimestre, et ont  donc pu faire le lien avec ce précédent sujet en analysant l’oeuvre.


4  ème

Les élèves ont travaillé sur la série et la représentation d’un seul animal sous plusieurs formes.

Ils ont donc dû choisir chacun un animal et le décliner « dans tous ses états », en créant un support personnel pour présenter le maximum d’images représentant l’animal choisi. Je leur avais imposé des domaines de références afin de travailler sur le statut et l’origine des images (publicité, peinture, décoration, mode, …).

Les élèves ont beaucoup apprécié ce sujet et le travail de recherche iconographique. Ils ont fait preuve d’autonomie et d’originalité dans la conception de leurs supports.

renard1 renard2

vache

3 ème

Les élèves ont travaillé sur l’évolution du corps humain et sur l’hybridation, en proposant un travail qui expliquerait le développement de l’être humain dans un contexte géographique, climatique, social, politique, différent dans le futur lointain. Le support était libre, la plupart ont proposé des maquettes ou des grands formats pour utiliser différents types de langages (texte, image, croquis, schéma, …).

3e4

3e2 3e3

3e1

Par ce sujet, les élèves ont pu travailler les notions en lien avec leur programme : le projet individuel et/ou de groupe, la composition d’un travail en prenant en compte l’espace d’expression et l’espace du support, le geste de l’artiste dans la création et l’intention.

En conclusion, l’œuvre de KERMARREC a suscité la curiosité et l’intérêt des élèves plus jeunes, les plus grands n’ont pas été vraiment interpellés par celle-ci. Peut-être à cause des choix plastiques de l’artiste.

Le côté « grand format » est idéal pour exposer aux élèves des modalités d’exposition (accrochage, mise en lumière, environnement, …), même si les plus petits passent à côté de certains éléments trop hauts pour eux (texte).

Cette œuvre a permis de travailler des notions des programmes de chacun des niveaux, même si le sujet pour le niveau 3ème a été difficile à extrapoler, il aurait été possible d’étendre l’étude de l’œuvre vers le mouvement surréaliste et les travaux de Magritte ou Dali par exemple.